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Un parking de 400 places sous le parc Rambot, vraiment ?!

par | 21 Oct 16 | NON au parking sous le parc Rambot | 0 commentaires

Seule l’indifférence des Aixois permettrait la réalisation d’un parking sous le Parc Rambot – tant le projet va à l’encontre de la mission attribuée à ce lieu unique en Ville. En 1859, avec un geste aussi précis que touchant dans sa vision humanitaire, monsieur Gustave Bruno Rambot lègue à la ville d’Aix son enclos de Beaufort de 2,5 hectares. Il offre ainsi aux Aixois « un jardin d’agrément public » contenant « des ombrages variés, labyrinthes, massifs, labours pour que les gens de loisirs et d’études puissent trouver dans la journée d’été une solitude et une fraîcheur agréable. » Le texte du legs est également très clair en ce que concerne l’exploitation des lieux qui « ne pourront sous aucun prétexte être vendus, en tout ou partie, ni être transformés en rentes. »

Aussi, il faut savoir qu’en France, un propriétaire possède un terrain ainsi que son sous-sol sauf dans le cas, prévu par le Code minier en 1810, où des ressources minières ou pétrolifères se trouvent dans ce sous-sol, auquel cas elles appartiennent à l’État français et non plus au propriétaire du terrain. Comment peut-on donc imaginer la transformation du Parc Rambot, destiné expressément par son donateur à être un sanctuaire de ressourcement, en un parking commercial, avec tout ce que cela engendrerait en termes de congestion de la circulation dans un secteur déjà chargé, d’évacuation de gaz nocifs, de menace pour les arbres existants, etc. ? Les enjeux sont graves de conséquences légales et environnementales – risques et conséquences qui ne sont pas ouvertement pris en compte par la Ville qui présente le projet ainsi, selon le compte rendu du CIQ Pont de Béraud, suite à leur réunion avec la Ville le 16 septembre dernier :

  • Parking enterré de 400 places en 4 sous-sols
  • Emprise de 3000 m² dans un parc de 25 000 m²
  • Dont 13000 m² en jardin arboré ; sans qu’il soit porté atteinte aux arbres centenaires (le projet impliquerait le déplacement de 4 magnolias)
  • La dalle serait enfouie sous 2 mètres de terre, hauteur suffisante pour planter de nouvelles espèces, et restituer un parc embelli par rapport à l’existant
  • Suppression des parkings en surface le long du cours
  • Projet nettement moins coûteux que le précédent (de l’ordre de 4 à 5 millions d’euros)

Outre les considérations judiciaires épineuses et nombreuses, les experts de l’APPEA nous confirment que, si les travaux respectent une distance requise pour la sauvegarde des racines des arbres existants, la surface disponible restante ne sera pas suffisante pour la réalisation du projet envisagé.

Une chose est certaine, compte tenu des multiples embûches, ce projet sera irréalisable en temps utile.

Au lieu de se lancer dans l’étude d’un nouveau projet insensé, la Ville ne ferait-elle pas mieux de consacrer son énergie à la recherche d’une vraie solution, tant attendue par les commerçants des Trois Places, afin de dynamiser la fréquentation du quartier ?

Voir dossier complet [pdf]
(Analyse juridique de la situation du parc Rambot au regard des dispositions du PLU)

Le Gardien d'Aix est aussi une publication de l'APPEA - Télécharger le n° 1

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